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Formation initiale - Coûts

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FORMATION INITIALE

Formation et rĂ©alisation de 7 sauts pour un coĂ»t pĂ©dagogique de 1500€ ; selon les conditions mĂ©tĂ©orologiques la formation peut ĂȘtre Ă©courtĂ©e ou diffĂ©rĂ©e en partie.

Les cours et la fourniture des documentations diverses est gratuite comme l'assistance pédagogique en ligne jusqu'à l'examen théorique.

Le stagiaire verse un acompte de 550 € lors de son inscription ; le paiement du solde est rĂ©glĂ© lors du dĂ©roulement de l'action de formation. 

L'hébergement est possible à proximité mais est en sus et à la charge des stagiaires. (Repas, chambre)

FRAIS ADMINISTRATIFS

Assurance : 159€
Carte pĂ©dagogique : 65€

FRAIS DE VISITE MEDICALE de premiÚre admission auprÚs de votre médecine traitant

Vous devez fournir un certificat médical de non contre-indication à la pratique du parachutisme

 

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Formation initiale - Cursus

 

La formation initiale Ă  la pratique du parachutisme se divise en 3 parties:

-EXPERTISE MÉDICALE - AuprĂšs de votre mĂ©decin traitant

-THEORIQUE:  Formation en salle à l'école de parachutisme d'une journée

-PRATIQUE: Formation et restitution en vol accompagnée

La formation initiale est rĂ©alisĂ©e sous la forme d'un stage de progression accompagnĂ©e en chute libre ; cette mĂ©thode vous permet d’accĂ©der Ă  la chute libre dĂšs le premier saut et d'obtenir le brevet de parachutisme afin de sauter seul en sĂ©curitĂ© du dĂ©collage Ă  l'atterrissage.

A 4000 mÚtres pour 50 secondes de chute libre et au moins un instructeur à vos cotés, vous apprendrez à contrÎler votre position et à ouvrir votre parachute. La descente sous voile dure entre 5 et 7 minutes.
Notre stage se compose de 6 sauts minimum accompagnĂ©s par au moins un instructeur et de votre premier saut en solo. L’objectif est d’acquĂ©rir une autonomie en chute libre et sous voile qui vous permettra de sauter seul et de piloter votre parachute jusqu’à l’atterrissage. La durĂ©e de formation est d'une semaine mais ajustable selon la progression du stagiaire. Consultez-nous pour les dates de stage.

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COVID-19 Se protéger

Résumé d'information-prévention sur le Coronavirus Covid-19'' d'un assistant-professeur en maladies infectieuses à l'Université John Hopkins, Baltimore-Maryland, USA

Le virus n'est pas un organisme vivant, mais une molécule de protéine (ADN) recouverte d'une couche protectrice constituée de lipide (matiÚre grasse) qui, lorsqu'absorbée par les cellules oculaires, nasales ou buccales, change son code génétique (mutation) et se transforme en agresseur et en cellules multiplicatrices.

DĂšs lors que le virus n'est pas un organisme vivant mais une molĂ©cule de protĂ©ine, on ne peut pas le ''tuer'' à proprement parler ; il se dĂ©compose de lui-mĂȘme. La durĂ©e de cette dĂ©sintĂ©gration dĂ©pend de la tempĂ©rature, du niveau d'humiditĂ© et du type de matiĂšre sur laquelle il repose.

> Le virus est trÚs fragile ; la seule chose qui le protÚge est une fine couche extérieure de graisse.

> C'est pourquoi tout savon ou dĂ©tergent est le meilleur remĂšde, car la mousse attaque la graisse (raison pour laquelle on doit autant se frotter les mains, 20 secondes ou plus, afin de faire beaucoup de mousse). En dissolvant la couche grasse, on obtient que la molĂ©cule de protĂ©ine se disperse et se dĂ©compose d'elle-mĂȘme.

> La chaleur fait fondre la graisse, voilĂ  pourquoi il est bon d'utiliser de l'eau au-dessus de 25°C pour laver ses mains, les vĂȘtements ou toute autre chose. De plus, l'eau chaude produit plus de mousse et la rend ainsi plus efficace.

> - L'alcool ou tout autre mélange contenant plus de 65% d'alcool dissout toute graisse, et particuliÚrement la couche extérieure de lipide du virus.

> - Tout mélange d'une (1) dose d'eau de Javel pour cinq (5) dose d'eau dissout directement la protéine et la détruit de l'intérieur.

> - En l'absence de savon, d'alcool, ou de chlore, on peut recourir à l'eau oxygénée, car le peroxyde dissout la protéine du virus, mais il faut l'utiliser pure, ce qui est nocif pour la peau.

> - Aucun bactéricide n'est utile. Le virus n'est pas un organisme vivant comme la bactérie. On ne peut pas tuer ce qui n'est pas vivant avec des antibiotiques.

> - Ne jamais secouer vĂȘtements (sur soi, ou qu'on a portĂ©s), draps ou chiffons. Si on secoue un linge ou qu'on utilise un plumeau, les molĂ©cules du virus peuvent alors flotter dans l'air pendant 3h et aller ainsi se loger dans le nez.

> - Lorsque le virus est collé à une surface poreuse, il est trÚs inerte et se décompose en seulement :

> 3h sur un tissu par exemple ou toute autre surface poreuse.

> 4h sur le cuivre (naturellement antiseptique) et le bois (qui l'assĂšche et l'empĂȘche de se dĂ©coller pour se diffuser dans l'atmosphĂšre).mais il peut subsister jusqu'Ă  :

> 24h sur le carton.

> 42h sur un métal.

> 72h sur le plastique.

 > -Les molécules du virus restent trÚs stables dans le froid extérieur, ou dans le froid artificiel (climatisation des bùtiments ou des véhicules, par exemple...). Pour rester stables, ces molécules ont aussi besoin d'humidité et de pénombre. Ainsi, le virus se dégradera plus facilement et rapidement dans un environnement déshumidifié, sec, chaud et lumineux.

> -Les rayons ultraviolets dĂ©composent la protĂ©ine du virus, quelque soit la surface oĂč il se trouve. La lampe Ă  ultraviolets, par exemple, est parfaite pour dĂ©sinfecter et rĂ©utiliser un masque. Prudence nĂ©anmoins car elle dĂ©compose aussi le collagĂšne (une autre protĂ©ine) de la peau et peut ĂȘtre la cause de rides et cancer de la peau.

> -Le virus ne peut pas passer à travers une peau saine.

> -Le vinaigre ne sert à rien car il ne dissout pas la couche protectrice grasse du virus.

> -Les boissons alcoolisées, comme la vodka, n'ont aucun effet (les plus fortes comportent autour de 40% ou 50% d'alcool, or la teneur minimale requise est de 65% d'alcool).

> -La Listerine peut ĂȘtre utile, sa teneur en alcool Ă©tant de 65%.

> -Plus l'espace est confiné, plus la concentration du virus sera grande. Plus l'espace est ouvert et aéré, plus la concentration du virus sera réduite.

N.B. : Outre les indications ci-dessus, vous devez vous laver les mains avant et aprÚs avoir touché : muqueuses, nourriture, serrures, poignées de portes, boutons et interrupteurs (lumiÚre, ascenseurs...), téléphones, télécommandes, montres, ordinateurs, bureaux, télévisions, etc...

Par ailleurs, lorsque vous allez aux toilettes et/ou dans la salle de bain, il est important de s'hydrater les mains car elles ont tendance à se dessécher à force de lavages répétés. les molécules du virus peuvent alors pénétrer dans les micros-lésions de la peau. Plus l'hydratant est épais, mieux c'est.

Veillez aussi à garder vos ongles courts, pour éviter que le virus n'aille se cacher dessous."

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COVID 19 - DEROGATIONS

EXTENSIONS DE VALIDITE

LICENCES ET QUALIFICATIONS - DEROGATION DSAC/PN/DIR 20-152 du 1 décembre 2020

Par dĂ©rogation Ă  l'arrĂȘtĂ© du 3 dĂ©cembre 56, la pĂ©riode de validitĂ© d'une licence, d'une qualification de saut en parachute biplace ou d'une qualification d'instructeur dĂ©tenue par un parachutiste professionnel titulaire d'une dĂ©rogation entre le 16 mars et le 31 dĂ©cembre 2020 est prolongĂ©e. La parachutiste professionnel emporte avec sa licence un additif conforme au modĂšle Ă©tabli par la DGAC...

CERTIFICAT MEDICAL - DECISION DSAC/PN/DIR 20-151 du 28 novembre 2020 

Par dérogation au paragraphe FCL3.105 la période de validité d'un certificat détenu par un parachutiste professionnel titulaire d'une dérogation entre le 16 mars et le 31 décembre 2020 est prolongée.

Texte antérieur

DEROGATION DSAC/PN/DIR 20-049 du 8 mai 2020 valable jusqu'au 31 décembre 2020.

Les parachutistes professionnels qui avaient une licence , une qualification ou un certificat médical  valides à la date du  16 mars  2020 peuvent prolonger  pour une durée de 4 mois, dans un premier temps puis de 4 mois supplémentaires dans un deuxiÚme temps, sans dépasser la date du 31 décembre 2020. Des conditions de briefing  via un IPA sont demandées pour bénéficier de la dérogation.

Télécharger le formulaire d'extension validée par la France

 

 

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Adeline Gray - Premier avec un parachute Nylon

Adeline Gray:

La premier saut avec parachute en nylon par un parachutiste professionnel

 Le 6 juin 1942, Adeline Gray, ùgée de 24 ans, effectue le premier saut avec un parachute de nylon.

Les premiers parachutes nylon ont été fabriqués par Pioneer Parachute Co. de Manchester, Connecticut. La premiÚre descente avec une voile en nylon a été faite par leur parachutiste d'essai, Adeline Gray, sur Brainard Field, Hartford, Connecticut, le 6 juin 1942. Floyd Smith Pioneer Parachute Company effectuera des preuves-tests devant les responsables militaires, confirmant la sécurité de leur nouveau matériau et de sa conception. Smith fut le principal concepteur du premier parachute à chute libre qu'il développa pour l'US Air Services à McCook Airfield en 1919.

Travaillé chez Pioneer Parachute en tant que parachutiste d'essais, Adeline Gray est finalement devenue chef du département de pliage et réparations. Elle était connue pour ses sauts en parachute lors de spectacles aériens à travers le pays. AprÚs son fameux saut, Mme Grey est devenue l'icÎne publicitaire pour Camel Cigarettes. LIFE magasine diffusa des photos de son saut historique en direct et encourageaient les lecteurs à tester les cigarettes Camel.

AvĂšnement du Ripstop

Avec les approbations militaires amĂ©ricaines puis le certificat de production fĂ©dĂ©rale et de l'ordre technique standard TSO C-23, tous les fabricants de parachutes ont commencĂ© Ă  utiliser le nylon. Devenant le choix gĂ©nĂ©ralisĂ©, pour son excellente rĂ©sistance mĂ©canique, son Ă©lasticitĂ©, sa rĂ©sistance Ă  la moisissure, le nylon, relativement moins cher est Ă©galement un matĂ©riau lĂ©ger, sĂ©chant rapidement. Il est rĂ©sistant Ă  l'abrasion et aux produits chimiques. Les parachutes seront faits de Nylon sergĂ© ou de nylon ripstop. Le tissu Ripstop Nylon pour parachutes est tissĂ© de maniĂšre spĂ©cialisĂ©e avec des fils trĂšs Ă©pais pour crĂ©er un motif de petits carrĂ©s. Quand dans dĂ©chirures se produisent dans la voile, les carrĂ©s de structure les empĂȘchent de se propager.

True Comics Adeline Gray

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Histoire-Le sauvetage des aérostiers

 

L'aérostation et les premiers sauvetages en parachute

 

Au dĂ©but de la PremiĂšre Guerre mondiale, l'aĂ©rostation française est trĂšs limitĂ©e. Les ballons sphĂ©riques sont peu performants et les treuils Ă  vapeur lents et poussifs alors l'aviation allemande dĂ©truit de nombreux aĂ©rostats lors de l'offensive d'automne en Champagne ; on commence Ă  songer Ă  l’utilisation du parachute. Le commandement demande alors aux ateliers aĂ©rostatiques de Chalais-Meudon de trouver une parade. On pense Ă  armer la nacelle de deux mitrailleuses pour riposter aux attaques mais les ballons tombent encore. 

Il est urgent de donner aux observateur une bouée de sauvetage, le Grand Quartier Général demande la mise au point rapide et la fabrication des parachutes sur la proposition du lieutenant JUMESCH et du capitaine LETOURNEUR , officiers de l'aérostation.

La réalisation est rapide car le matériel est en partie étudié. JUCHMES, ancien pilote du dirigeable « LEBAUDY », avait peu avant 1914, réalisé un parachute qu'il destinait à ces appareils ; il  lui suffit de perfectionner son matériel en adjoingnant une ceinture-harnais et un sac.

Le parachute 1915, conçu par JUMESCH et testé par DUCLOS.

Ils confectionnent alors rapidement un parachute qu'ils testent à l'aide de charges de 80 kg. Puis le prototype est essayé par Constant DUCLOS, un fusilier marin, affecté aux ateliers de Chalais-Meudon, qui effectue le 17 novembre 1915 le premier saut en parachute de l'histoire militaire française. Le parachute est homologué, la construction en série est déclenchée. En décembre 1915, les observateurs en sont pourvus.

Toutefois, confier sa vie Ă  cet engin si peu connu et d'apparence si frĂȘle, est angoissant, mĂȘme devant la perspective terrifiante d'ĂȘtre brĂ»lĂ©. Alors que la construction des parachutes est menĂ©e Ă  grande allure Ă  Chalais Meudon, JUCHMES , part sur le front pour donner « le moral parachutiste » accompagnĂ© de DUCLOS, lequel exĂ©cute, sans le moindre incident, 23 sauts en parachute devant les observateurs pour les convaincre.

Le 16 mars, le lieutenant Levasseur d'Hierville, observateur à la 68e compagnie, ascensionne à hauteur du fort des Sartelles face à la CÎte du Talou. Son ballon se trouve à 1 100 m, lorsqu'un avion français, volant à basse altitude, heurte le cùble qui se rompt. Levasseur décide de sauter, récupérant le matériel confidentiel, carte, croquis, consignes.

Sa descente dura 15 minutes, il atterrit à 400 m des lignes allemandes. Il devint le premier parachutiste français à avoir effectué un saut devant l'ennemi.

Le parachute Ă©quipa tout de mĂȘme un grand nombre de ballons d’observation et on dĂ©nombre de 1916 Ă  1918, 157 descentes effectuĂ©es par des pilotes et des observateurs français. Mais ceci n’est rien sur les 200 000 pilotes Français, Italiens, Anglais, AmĂ©ricains, Allemands et Russes morts durant cette guerre dont 25 % auraient pu ĂȘtre probablement sauvĂ©s s’ils avaient Ă©tĂ© munis d’un parachute.

 

 

 
Constant Duclos est le premier parachutiste militaire français, c'était un marin.
Quand la PremiÚre Guerre mondiale éclate, il est affecté au premier bataillon des Fusiliers Marins. Il survivra à la bataille de l'Yser. 
Sa connaissance des cordages lui permet d'intégrer l'aéronautique en 1915.

Constant Duclos participe à un projet de parachute destiné à sauver la vie des aérostiers (aéronaute).

En effet, lors de l'offensive d'automne en Champagne du gĂ©nĂ©ral Joffre, l'aĂ©rostation perd plusieurs ballons. Le commandement demande alors au centre de Chalais-Meudon de trouver une parade. On pense tout de suite Ă  armer la nacelle mais deux officiers de l'aĂ©rostation, le lieutenant Jumesch, et le capitaine Letourneur, proposent d’utiliser le parachute.

Jumesch, ancien pilote de dirigeable confectionne alors rapidement un parachute qu'il teste à l'aide de sac de sable de 80 kg. Puis son prototype est essayé par Constant Duclos, un fusilier marin.

Constant Duclos effectue à Courtellemont (ville disparue sous les bombardements) le 17 novembre 1915 à 16 heures à 300 m d'altitude le premier saut en parachute de l'histoire militaire française. Il lui faudra 4 longues minutes pour atteindre le sol1.

En décembre 1915, le parachute est homologué ; la construction en série est alors entamée.

Constant Duclos est ensuite envoyé en zone armée afin de convaincre les aérostiers d'utiliser ce nouvel outil. Il effectuera alors vingt-trois descentes en parachute, établissant ainsi le record du plus grand nombre de sauts de la PremiÚre Guerre mondiale.

Titulaire de la médaille militaire, chevalier de la Légion d'honneur en 1937, la rosette de la Légion d'honneur lui fut décernée un an aprÚs sa mort, en 1963.

 

 

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Un saut depuis la Statue de la Liberté

Un BASE jump depuis la Statue de la liberté...

"Steeplejack making successfull Parachute Drop from the Torch of the Statue of Liberty" 

 

Frederick Rodman Law Ă©tait un parachutiste professionnel du dĂ©but du XXĂšme siĂšcle qui fut d'abord cordiste "steeplejack" puis cascadeur et acteur , frĂšre aĂźnĂ© du pionnier de l'aviation Ruth Law Oliver. Il jouera dans plusieurs films muets dont un en 1914 racontant ses exploits "Daredevil" Law Rodman. 

AprĂšs avoir Ă©tĂ© le second parachutiste Ă  sauter d'un plus lourd que l'air, le 2 FĂ©vrier 1912, Law saute depuis la torche de la Statue de la LibertĂ© Ă  la demande des studios de cinĂ©ma. Il s'Ă©lance d'un peu plus de 100m. "Le cordiste tombe alors comme un poids mort les 30 premiers mĂštres". 

Le parachute , ayant Ă©tĂ© disposĂ© sur la plate-forme de la torche pour qu'il glisse , s'ouvre faiclement. Le vent engendra un atterrissage Ă  8 m du bord de l'eau. 

Le 13 mars 1913, il tente de se hisser à 1200m au moyen d'une fusée qui explose à la mise à feu ; projeté, il retombe sans égratignure.

F.Rodman Law meurt de la tuberculose en Octobre 1919.

sources Historia et Popular mechanics

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Et CĂ©lestin Adolphe PĂ©goud testa le parachute Bonnet

Le parachute, la bouĂ©e de sauvetage des airs ? 

Depuis trois ans, le nombre d’accidents d’avion ne cesse d’augmenter ; en 1910, la Ligue Nationale AĂ©rienne tient une confĂ©rence  au cours de laquelle, l’idĂ©e d’employer le parachute pour assurer la sĂ©curitĂ© en aĂ©roplane est envisagĂ©e.

En mars 1912, le Capitaine amĂ©ricain Albert Berry saute au-dessus de Saint-Louis. InstallĂ© sous un biplan pilotĂ© par Janus, il se jette de d’une hauteur de 500 m ; le saut est un succĂšs cependant Berry lui-mĂȘme Ă©met des rĂ©serves quant Ă  l’utilisation du parachute par un aviateur seul Ă  bord d’un avion en dĂ©tresse.

En 1913, un certain FrĂ©dĂ©ric Bonnet, dauphinois comme PĂ©goud est montĂ© Ă  Paris Ă  la recherche d’un pilote pour expĂ©rimenter son invention. Il s’agit d’un nouveau systĂšme de parachute maintenu sur le fuselage au moyen d’une plaque incurvĂ©e tenue par une chambre Ă  air et que l’on peut libĂ©rer Ă  tout moment en plein vol en cas d’avarie. Le parachute composĂ© de trois tissus diffĂ©rents mesure 11 m de diamĂštre et comporte un trou de 14 cm en son centre. Bonnet espĂšre ainsi remporter la prime promise. Le 5 aoĂ»t au matin, Bonnet prĂ©sente son invention Ă  PĂ©goud qui, sans hĂ©siter lui rĂ©pond « Votre parachute est une merveille ! Il sauvera la vie Ă  bon nombre de pilotes. Je tiens Ă  l’expĂ©rimenter le plus tĂŽt possible Â».

JPEG - 141.7 koPégoud et Bonnet à Chùteaufort (78) le 16 août 1913

La rumeur court
PĂ©goud et Bonnet mettent Ă  exĂ©cution leur projet dans le plus grand secret. Ils font l’acquisition Ă  Issy-les-Moulineaux d’un vieux BlĂ©riot XI rĂ©formĂ© « tenant de la bique et du lapin Â» pour reprendre leur propre expression. Pendant ce temps, la rumeur enfle
 dans les baraquements des aĂ©rodromes avoisinants, le bruit court qu’un "fou", a dĂ©cidĂ© de s’élever sur un aĂ©roplane, puis de l’abandonner en plein vol en confiant sa vie Ă  un parachute. D’avis unanimes, c’est une idiotie vouĂ©e Ă  l’échec ! A Buc mĂȘme, la nouvelle arrive aux oreilles de Louis BlĂ©riot qui s’empresse Ă  dire « S’il s’agit de l’un de mes pilotes, je ne pourrai pas l’en empĂȘcher
 mais s’il n’y laisse pas sa peau, ce n’est pas chez moi qu’il trouvera Ă  s’occuper ensuite ! Â». PĂ©goud a vent de ces sarcasmes mais les ignore et poursuit son projet sereinement


JPEG - 43 koL’aĂ©roplane sera sacrifiĂ© pour l’expĂ©rience.

Un premier essai infructueux : Le 16 aoĂ»t, vers 17h, sur l’aĂ©rodrome Borel situĂ© Ă  ChĂąteaufort, il prend place Ă  bord du vieux BlĂ©riot XI rĂ©formĂ©. EquipĂ© d’un solide harnais de cuir, il est reliĂ© au parachute qui est allongĂ© sur le fuselage. Il prend la pose devant quelques photographes et dĂ©colle promptement. Laissons lui la parole : « Je monte Ă  100 m pĂ©niblement, je cherche Ă  monter encore, mais le coucou descend Ă  80. Alors, je dĂ©clenche mon parachute et pique en coupant le moteur. Je me retourne debout pour voir le parachute se dĂ©ployer. Mais rien ! Il reste aplati. Alors j’atterris dans un champ sur un tas de gerbes Â».

JPEG - 41 koPĂ©goud est prĂȘt au dĂ©collage, le parachute repliĂ© sur le fuselage.

Le second essai sera le bon ! Trois jours plus tard, le mardi 19 aoĂ»t, PĂ©goud et Bonnet rĂ©itĂšrent leur expĂ©rience toujours au dĂ©part de ChĂąteaufort. Cette fois, aprĂšs un test au sol, ils sont sĂ»r d’eux et ont convoquĂ© la presse. MĂȘme une Ă©quipe des actualitĂ©s cinĂ©matographiques PathĂ© a fait le dĂ©placement de Paris. Le public, lui aussi mis en Ă©veil par le prĂ©cĂ©dent essai est venu en nombre ainsi que quelques pilotes. On fait les derniers rĂ©glages du moteur rĂ©calcitrant
 quant tout Ă  coup, deux gendarmes surgissent, suivis du Maire. Tous trois sont mandatĂ©s par le PrĂ©fet de Seine-et-Oise pour interdire « pareille Ă©preuve de nature Ă  prĂ©senter un grave danger, tant pour l’expĂ©rimentateur que pour le public Â». Alors que les nĂ©gociations s’enlisent, coup de thĂ©Ăątre, un riche propriĂ©taire du village, M. Quesnel, propose que l’essai se produise au-dessus de son domaine privĂ©. A court d’arguments, les autoritĂ©s cĂšdent, et vers 18 heures, PĂ©goud s’envole vers son destin
 La foule se prĂ©cipite au bord de la colline qui domine la vallĂ©e. L’avion apparaĂźt, se met en piqué  soudain, la petite corolle de soie blanche s’en dĂ©tache. Le pilote est sauvĂ©.

JPEG - 95.9 ko"Mon coucou fait le guignol tout seul"

L’avion refuse de s’écraser : Contre toute attente, alors livrĂ© Ă  lui-mĂȘme, il forme dans le ciel, pendant 30 secondes, de curieuses arabesques. Il fait un looping des plus rĂ©ussis puis, se redresse en souplesse, dĂ©croche sur la queue et repart Ă  plusieurs reprises Ă  la conquĂȘte des cieux. Il semble vouloir repousser le moment de sa chute pourtant inĂ©luctable.

Voici ce que PĂ©goud note dans ses carnets : "Epatant ! Je monte Ă  100 mĂštres et me dirige droit sur la vallĂ©e, je dĂ©cris un grand cercle et reviens face au vent. Je dĂ©clenche en piquant : le parachute se dĂ©ploie en deux secondes. AprĂšs, je suis arrachĂ© le long du fuselage prenant un bon coup de stabilisateur dans l’épaule. L’appareil se dĂ©robe. Mon parachute se tient Ă©tonnamment, malgrĂ© plusieurs cordes cassĂ©es. Je fais de la balançoire pendant que mon coucou fait le guignol tout seul. Ce gaillard-lĂ , quand je l’eus dĂ©barrassĂ© de ma personne, se sentant plus lĂ©ger, pique, remonte verticalement, glisse sur l’aile, se rĂ©tablit, repique, se redresse, repique encore et s’écrase chez M. Quesnel. Moi, doucement, en pĂšre Peinard, je vais m’enchasser dans la forĂȘt" !

Source de l'auteur  Pascal Bouchain

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